64 équipes au Mondial : le nouveau délire d'Infantino
Gianni Infantino envisage une Coupe du monde à 64 équipes, soit le double du format actuel. Entre inclusion des petites nations, impact sur les ligues majeures et dilution de la compétitivité, cette idée radicale divise. Découvrez les enjeux pour l'Afrique et le football mondial dans cette analyse 360°.

Une idée qui secoue le monde du football
Depuis son arrivée à la tête de la FIFA, Gianni Infantino n'a cessé de repousser les limites. Après avoir fait passer la Coupe du monde de 32 à 48 équipes pour l'édition 2026, le dirigeant italo-suisse envisage désormais une expansion encore plus radicale : un tournoi à 64 nations. Si l'on a appris une chose de son mandat, c'est que pour lui, plus est toujours synonyme de mieux. Mais cette proposition, qui ferait passer le Mondial à une échelle quasi planétaire, soulève autant d'enthousiasme que de vives critiques.
Les origines d'une idée ambitieuse
L'information, révélée par des sources proches de l'instance dirigeante, a été confirmée par des indiscrétions lors du dernier congrès de la FIFA. Infantino, fort de son succès avec l'expansion de la Coupe du monde des clubs et la multiplication des compétitions internationales, semble vouloir appliquer la même logique au joyau du football mondial. L'idée d'un Mondial à 64 équipes, soit le double du format actuel, a été évoquée lors de discussions informelles avec des représentants de confédérations, notamment africaines et asiatiques, qui y voient une opportunité historique de donner une vitrine à davantage de nations.
Le précédent de 2026
Le passage à 48 équipes pour la Coupe du monde 2026, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, a déjà considérablement modifié la structure du tournoi. Avec 16 groupes de trois équipes, le format a été critiqué pour son manque de compétitivité et le risque de matchs sans enjeu. Pourtant, Infantino semble convaincu que l'élargissement est la clé pour démocratiser le football et augmenter les revenus. Un Mondial à 64 équipes nécessiterait une refonte totale du calendrier, avec potentiellement 128 matchs au lieu de 80, et une durée qui pourrait s'étendre sur près de deux mois.
Analyse 360° : les enjeux pour l'Afrique et le football mondial
Pour les nations africaines, cette proposition est une aubaine. Actuellement, la CAN elle-même ne compte que 24 équipes, et l'idée que la moitié des 54 pays africains puissent participer à la Coupe du monde est un rêve pour les fédérations locales. Des pays comme le Cap-Vert, le Togo ou le Congo, qui ont déjà goûté à une seule phase finale, auraient une chance récurrente de se mesurer aux meilleurs. Cela pourrait accélérer le développement du football sur le continent, avec davantage de sponsors et d'investissements dans les académies. Cependant, le revers de la médaille est la dilution de la compétitivité. Avec 64 équipes, le niveau moyen du tournoi chuterait, et des matchs à sens unique entre géants et petits poucets risqueraient de lasser le public.
L'impact sur les ligues majeures
Les clubs européens, déjà sous pression avec un calendrier surchargé (Ligue 1, Premier League, La Liga, Serie A, Bundesliga, Champions League), voient d'un mauvais œil cette énième extension. Les joueurs enchaîneraient les matchs sans répit, augmentant les risques de blessures. Les stars africaines évoluant en Europe, comme Mohamed Salah, Victor Osimhen ou Sadio Mané, seraient particulièrement sollicitées, avec des saisons encore plus longues. Les syndicats de joueurs ont déjà exprimé leur opposition, dénonçant une décision prise sans consultation.
Les arguments pour et contre
Les partisans du 64 équipes mettent en avant l'inclusion. La Coupe du monde est censée être la fête du football, et offrir une chance à des nations comme la Nouvelle-Zélande, le Guyana ou le Soudan du Sud de fouler la scène mondiale est séduisant. Infantino pourrait également y voir un levier politique pour renforcer son influence dans les confédérations moins puissantes. En revanche, les détracteurs soulignent que la qualité du spectacle en pâtira. Les matchs de poule deviendraient souvent des formalités, et le format à élimination directe perdrait de son intensité. De plus, l'empreinte logistique et environnementale d'un tel événement serait colossale.
Les chiffres qui parlent
Actuellement, 211 fédérations sont membres de la FIFA. Un Mondial à 64 équipes représenterait environ 30 % des nations, contre 23 % pour le format à 48. Si l'on regarde l'histoire, seules 80 nations différentes ont participé à la Coupe du monde depuis 1930. Avec 64 places, ce chiffre pourrait grimper à plus de 100 en une seule édition. Côté financier, les recettes publicitaires et les droits TV exploseraient, mais les coûts d'organisation aussi. Les pays hôtes potentiels, comme l'Arabie saoudite ou un consortium de nations africaines, devraient investir massivement dans les infrastructures.
Conclusion : un tournant pour le football mondial
La proposition d'Infantino est encore à l'état d'idée, mais elle montre une fois de plus sa volonté de transformer en profondeur le football international. Si elle aboutit, la Coupe du monde à 64 équipes pourrait être une réalité dès 2030 ou 2034, avec des candidatures déjà évoquées (Maroc-Portugal-Espagne pour 2030, Arabie saoudite pour 2034). Les prochains mois seront décisifs : les confédérations devront peser le pour et le contre, et les fans de football devront décider s'ils préfèrent la quantité à la qualité. Une chose est sûre : avec Infantino, rien n'est jamais gravé dans le marbre. Et vous, que pensez-vous de ce Mondial géant ? Partagez votre avis en commentaire et suivez 360foot.com pour toutes les infos exclusives sur l'évolution de ce dossier brûlant.
Sources : BBC Sport
Meilleurs bookmakers du moment

200 000 FCFA
de bonus offerts
Code : 1WAFU

200%
sur le 1er dépôt
Code : 1WAFU
500%
de bonus de bienvenue
Code : 6MAP
100%
sur le 1er dépôt
Code : 1WAFU

Le plus populaire en Afrique

Double ton premier dépôt automatiquement
Le plus gros bonus du marché
Nouveau bookmaker fiable
18+ | Jouer comporte des risques | Aide : 0 974 75 13 13
À lire aussi
Mondial 2026 : 8 Blaugrana sacrés, l'empreinte du Barça sur le toit du monde
Le FC Barcelone place huit joueurs champions du monde avec l'Espagne au Mondial 2026. Lamine Yamal, Pedri, Gavi et Cubarsí mènent la danse. Rashford et Gordon (Angleterre) prennent le bronze. Analyse d'un triomphe blaugrana historique et de ses implications pour la saison à venir.
De Jong de retour au Barça : la reprise qui change tout
Frenkie de Jong rentre au FC Barcelona après la Coupe du Monde 2026. Le milieu néerlandais de 29 ans doit se réadapter sous Hansi Flick. Un retour stratégique pour le Barça, qui mise sur sa vision de jeu pour relancer la machine. Analyse de l'impact tactique, de la concurrence avec Pedri et Gavi, et des perspectives pour la saison à venir.
Iraola met la pression : Mac Allister et Alisson intouchables à Liverpool
Andoni Iraola, le nouveau manager de Liverpool, a affirmé sa volonté de conserver Alexis Mac Allister et Alisson Becker, deux piliers des Reds. Une décision stratégique qui rassure les supporters et envoie un signal fort aux clubs courtisans. Analyse de l'impact sur l'effectif et les perspectives du mercato.
Gavi refuse la suspension de Paredes après le choc en finale
Après une agression de Leandro Paredes sur Gavi lors de la finale de la Coupe du monde, Gavi refuse de demander une suspension. Une décision de fair-play qui surprend et interroge, entre maturité et stratégie.
Mondial 2026 : Oyarzabal, le triomphe d'un capitaine pas comme les autres
Mikel Oyarzabal, capitaine de la Real Sociedad, a soulevé la Coupe du Monde 2026, consacrant un parcours de loyauté et de résilience. Un exemple rare dans le football moderne qui inspire les jeunes talents, notamment en Afrique, sur la valeur de la patience et de la fidélité.