Brésil 2.0 : pourquoi Matheus Cunha est le chaînon manquant du système Ancelotti
L'ancien milieu de Liverpool Lucas Leiva explique pourquoi Matheus Cunha est devenu le joueur clé du nouveau Brésil de Carlo Ancelotti. Polyvalent, travailleur et tactiquement intelligent, l'attaquant de Manchester United incarne la mutation tactique de la Seleção vers un système plus européen et adaptable. Une analyse 360° qui explore aussi les parallèles avec le football africain.

Une Seleção en pleine mutation tactique
Depuis l'arrivée de Carlo Ancelotti à la tête de la sélection brésilienne, un vent de renouveau souffle sur la Canarinha. Fini le temps du jeu exclusivement porté sur les individualités flamboyantes ; place à un système plus flexible, plus européen, où chaque joueur doit s'adapter à plusieurs rôles. Et dans cette révolution silencieuse, un nom revient avec insistance : Matheus Cunha.
L'ancien milieu de terrain de Liverpool, Lucas Leiva, aujourd'hui consultant pour BBC Sport, n'a pas tari d'éloges sur l'attaquant de Manchester United. Selon lui, Cunha incarne parfaitement la nouvelle philosophie du Brésil : un joueur capable de décrocher, de presser, de finir, mais aussi de créer. Un profil hybride qui colle aux exigences du technicien italien.
Matheus Cunha : le couteau suisse offensif
À 27 ans, Matheus Cunha n'est plus une promesse. Transféré de Wolverhampton à Manchester United lors du dernier mercato estival, il a rapidement conquis Old Trafford par sa polyvalence. Capable d'évoluer en pointe, sur un côté ou en soutien, il offre à Ancelotti des solutions tactiques précieuses.
Dans le 4-3-3 flexible imaginé par le coach italien, Cunha peut occuper le rôle de faux neuf, permettant à des joueurs comme Vinícius Júnior ou Rodrygo de rentrer dans l'axe. Mais c'est surtout son travail sans ballon qui séduit. Lucas Leiva souligne : « Cunha presse intelligemment, il sait quand monter et quand couvrir. C'est un joueur de système, pas seulement un talent brut. »
Un système Ancelotti qui mise sur l'adaptabilité
Le Brésil version Ancelotti n'a plus de schéma figé. Contre les équipes fermées, la Seleção peut aligner un 4-2-3-1 avec Cunha en soutien de l'attaquant. Face à des adversaires plus puissants, il peut glisser au milieu pour épauler les récupérateurs. Cette fluidité rappelle le travail d'Ancelotti au Real Madrid, où il avait transformé Karim Benzema en un attaquant total.
L'impact de Cunha ne se limite pas à ses statistiques. Avec 12 buts et 8 passes décisives en 28 sélections, son apport est indéniable. Mais c'est son intelligence de jeu qui fait la différence. Il crée des espaces pour ses coéquipiers, attire les défenseurs et libère les ailiers brésiliens.
Analyse 360° : l'Afrique et le Brésil, une connexion tactique
Cette évolution du jeu brésilien n'est pas sans rappeler certaines tendances observées sur le continent africain. Des sélections comme le Sénégal ou le Maroc misent aussi sur des joueurs polyvalents capables de s'adapter à plusieurs systèmes. Sadio Mané passé de l'aile au poste de numéro 9, ou Achraf Hakimi utilisé en piston offensif, illustrent cette même recherche de flexibilité.
Pour le football africain, le modèle brésilien reste une référence. Les académies locales, notamment en Côte d'Ivoire et au Nigeria, s'inspirent de la ginga brésilienne. Mais l'ère Ancelotti montre que la technique individuelle doit désormais s'accompagner d'une rigueur tactique collective. Un message fort pour les jeunes talents africains qui rêvent d'Europe.
Les défis à venir pour la Seleção
Si le système semble prometteur, des questions subsistent. La défense brésilienne, vieillissante, peine parfois à couvrir les espaces laissés par les montées des latéraux. Et la dépendance à Neymar, même diminué physiquement, reste un facteur clé. Cunha ne remplace pas Neymar, mais il permet de varier les options.
À l'approche de la prochaine Coupe du monde, Ancelotti devra trouver le bon équilibre entre la flamboyance historique du Brésil et la discipline tactique européenne. Matheus Cunha, par son profil unique, pourrait bien être la clé de cette alchimie.
Conclusion : un Brésil nouveau, plus pragmatique
Le Brésil de Carlo Ancelotti se construit pierre par pierre. Avec des joueurs comme Matheus Cunha, capables de s'adapter à tous les schémas, la Seleção montre qu'elle peut évoluer sans renier son ADN. Lucas Leiva résume bien : « Ce Brésil-là peut gagner sans briller, mais il peut aussi briller sans gagner. L'important, c'est la polyvalence. »
Et vous, pensez-vous que le nouveau Brésil d'Ancelotti peut reconquérir le monde ? Partagez votre avis en commentaire et suivez 360foot.com pour ne rien manquer de l'actualité de la Seleção et des talents africains en Europe.
Sources : BBC Sport
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