FIFA en Bourse : le plan choc d'Infantino qui fait trembler l'UEFA
Gianni Infantino envisage de vendre des parts de la FIFA à des investisseurs proches de Trump, une opération à plusieurs milliards d'euros. L'UEFA dénonce un projet dangereux pour l'éthique sportive. Analyse des enjeux pour le football africain et mondial.

Et si la FIFA devenait une entreprise cotée en Bourse ? Une information explosive, révélée par RMC Sport, agite le monde du football : Gianni Infantino, le président de la Fédération internationale, aurait approché des investisseurs proches de l'administration Trump pour étudier la création et la vente de parts d'une société commerciale adossée à la FIFA. Une opération qui pourrait rapporter plusieurs milliards d'euros, mais qui suscite déjà un tollé du côté de l'UEFA.
Un projet secret avec des relais américains
Selon des sources proches du dossier, Infantino aurait multiplié les rencontres discrètes avec des fonds d'investissement et des conseillers économiques gravitant autour de l'ancien président américain Donald Trump. L'idée ? Créer une entité commerciale distincte qui détiendrait les droits commerciaux de la FIFA (sponsoring, droits TV, événements comme la Coupe du monde) et en vendre des parts à des investisseurs privés. Cette manœuvre permettrait à la FIFA de lever des fonds colossaux sans passer par les canaux traditionnels, tout en valorisant son image de marque à l'échelle planétaire.
Le timing est savamment choisi : à quelques mois de la Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, l'instance dirigeante du football mondial cherche à maximiser ses revenus dans un contexte de concurrence accrue avec les ligues privées (comme la Saudi Pro League) et les compétitions de clubs (Champions League, Super League).
L'UEFA monte au créneau
De son côté, l'UEFA n'a pas tardé à réagir. Dans un communiqué officiel, l'instance européenne dénonce un projet « contraire à l'éthique sportive » et « dangereux pour l'indépendance du football ». Pour Aleksander Ceferin, le président de l'UEFA, cette opération reviendrait à « vendre l'âme du football à des actionnaires sans scrupules », rappelant les dérives de la Super League avortée en 2021.
Le conflit n'est pas nouveau entre les deux institutions. Mais cette fois, les enjeux dépassent le simple cadre politique : il s'agit ni plus ni moins de la gouvernance future du sport le plus populaire du monde. Si la FIFA devenait une société commerciale, les fédérations nationales (comme la FFF, la CAF ou la CONMEBOL) pourraient perdre leur poids décisionnel au profit d'investisseurs privés.
Quel impact pour le football africain ?
Cette affaire prend une dimension particulière pour le continent africain. La FIFA a multiplié les investissements en Afrique ces dernières années, notamment via le programme Forward et le développement des infrastructures pour la CAN. Mais si les parts de la FIFA sont vendues à des fonds privés, les priorités pourraient changer radicalement. Les ligues locales (comme la Ligue 1 sénégalaise, le championnat nigérian ou la CAF Champions League) risquent de voir leurs subventions réduites au profit de projets plus rentables commercialement.
Des figures comme Samuel Eto'o (président de la FECAFOOT) ou Patrice Motsepe (président de la CAF) suivent de près ces négociations. Pour l'instant, aucun d'eux n'a pris position publiquement, mais les coulisses s'activent. Une vente de parts de la FIFA pourrait également ouvrir la voie à une privatisation des droits de diffusion des compétitions africaines, ce qui changerait la donne pour des millions de supporters.
Analyse 360° : les leçons de l'histoire
Ce n'est pas la première fois que le football mondial flirte avec les marchés financiers. En 2022, la Saudi Pro League a attiré des stars comme Cristiano Ronaldo ou Neymar grâce à des fonds souverains. En 2023, la Premier League a vu ses droits TV atteindre des sommets. Mais la FIFA est une institution unique : elle ne représente pas un club ou une ligue, mais l'ensemble des 211 fédérations nationales. La privatiser reviendrait à transformer un organe de régulation en machine à cash.
D'un point de vue tactique, Infantino joue un jeu risqué. Il sait que l'UEFA et les ligues européennes (notamment la Premier League et la Liga) sont farouchement opposées à toute forme de privatisation. Mais il mise sur le soutien des fédérations africaines, asiatiques et sud-américaines, qui voient dans ce projet une manne financière potentielle pour leurs championnats locaux.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : la Coupe du monde 2022 au Qatar a généré plus de 7,5 milliards de dollars de revenus pour la FIFA. Une introduction en Bourse valoriserait l'instance à plusieurs dizaines de milliards. De quoi faire saliver les investisseurs, mais aussi de quoi inquiéter les puristes.
Conclusion : un bras de fer historique
À ce stade, rien n'est encore décidé. Infantino doit convaincre le Conseil de la FIFA, prévu en mars 2026, de valider une étude de faisabilité. L'UEFA, de son côté, prépare une contre-offensive juridique et médiatique. Une chose est sûre : ce débat va animer les prochains mois et redéfinir les contours du football mondial.
Et vous, que pensez-vous de ce projet ? La FIFA doit-elle rester une fédération à but non lucratif ou peut-elle embrasser le capitalisme sans perdre son âme ? Partagez votre avis en commentaire et suivez 360foot.com pour toutes les analyses exclusives sur les coulisses du foot business.
Sources : RMC Sport
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