Le Graët enterre définitivement l'hypothèse Zidane aux Bleus
Noël Le Graët révèle n'avoir jamais envisagé de nommer Zinédine Zidane sélectionneur des Bleus. L'ancien président de la FFF justifie son choix par la volonté de protéger Didier Deschamps. Une déclaration qui relance les débats sur l'avenir du banc tricolore et l'héritage laissé par Le Graët, entre polémiques et choix stratégiques contestés.

Noël Le Graët n'a jamais voulu de Zinédine Zidane à la tête de l'équipe de France. L'ancien président de la FFF, poussé vers la sortie en février 2023, l'affirme sans détour dans une interview choc. Pour lui, son rôle était avant tout de protéger Didier Deschamps, le sélectionneur en place. Cette déclaration relance les débats sur les coulisses du football français et les choix stratégiques qui ont marqué l'après-Coupe du monde 2022.
Un non catégorique à l'icône du football français
Dans un entretien accordé à RMC Sport, Noël Le Graët revient sur l'une des périodes les plus controversées de sa présidence. Interrogé sur la possibilité d'avoir nommé Zinédine Zidane après le Mondial qatari, il répond sans ambages : "Mon rôle était de protéger mon sélectionneur." Une phrase qui en dit long sur la relation de confiance qui unissait le dirigeant breton à Didier Deschamps, en poste depuis 2012.
Pour Le Graët, l'idée de remplacer le champion du monde 2018 par l'icône du Real Madrid n'a tout simplement jamais existé. "Je n'ai jamais envisagé de nommer Zidane. Pourquoi l'aurais-je fait ? Didier était performant, il venait de nous offrir une finale de Coupe du monde. Tout allait bien." Une déclaration qui contredit les rumeurs persistantes de l'époque, où l'ombre de Zizou planait sur Clairefontaine.
Les dessous d'une relation complexe avec Zidane
Les relations entre Noël Le Graët et Zinédine Zidane n'ont jamais été au beau fixe. L'ancien président de la FFF avait même suscité la polémique en janvier 2023 en déclarant qu'il "n'en avait rien à faire" de l'avis de Zidane, provoquant l'indignation de nombreux observateurs et même celle de Kylian Mbappé. Ces propos avaient accéléré la chute de Le Graët, contraint à la démission quelques semaines plus tard.
Aujourd'hui, Le Graët tente de justifier sa position en invoquant la loyauté envers son sélectionneur. "Quand vous avez un entraîneur qui gagne, vous ne le remplacez pas par un autre, aussi grand soit-il. C'est une question de respect et de stabilité." Une logique qui a privé Zidane d'un retour aux commandes du football français, lui qui n'a plus entraîné depuis son départ du Real Madrid en 2021.
L'impact sur l'équipe de France et l'héritage de Deschamps
Cette révélation éclaire d'un nouveau jour la gestion de la FFF sous l'ère Le Graët. Didier Deschamps, prolongé jusqu'en 2026, reste l'homme fort des Bleus. Son bilan est éloquent : un titre de champion du monde (2018), une Ligue des nations (2021) et deux finales de Coupe du monde (2018, 2022). Pourtant, l'absence de Zidane sur le banc français interroge.
Pour les observateurs, le choix de Le Graët s'explique par une volonté de ne pas briser un équilibre gagnant. Mais il a aussi privé le football français d'une transition qui aurait pu marquer une nouvelle ère. Zidane, triple vainqueur de la Ligue des Champions avec le Real Madrid, aurait apporté une aura et une expérience uniques. À 51 ans, il attend toujours un nouveau défi.
Analyse 360° : une décision qui pèse encore sur le football français
Au-delà de la simple anecdote, cette révélation de Noël Le Graët soulève des questions fondamentales sur la gouvernance du football hexagonal. En choisissant de protéger Deschamps, l'ancien président a verrouillé une succession qui aurait pu être naturelle. Aujourd'hui, alors que les Bleus se préparent pour l'Euro 2028 et la Coupe du monde 2026, l'ombre de Zidane plane toujours.
Cette décision a également un impact sur les joueurs africains et ceux évoluant en Ligue 1. Un sélectionneur comme Zidane, d'origine algérienne, aurait pu renforcer les liens entre la FFF et les talents issus de la diaspora africaine. Beaucoup voient en lui un rassembleur, capable de fédérer au-delà des clivages. Deschamps, lui, reste perçu comme plus conservateur dans sa gestion des profils.
Sur le plan tactique, l'arrivée de Zidane aurait pu insuffler un nouveau souffle. Son jeu offensif et sa capacité à gérer les ego auraient peut-être permis d'éviter certaines déconvenues, comme la défaite en finale du Mondial 2022 contre l'Argentine. Une question demeure : et si les Bleus de Zidane avaient soulevé la Coupe du monde ?
Vers un avenir sans Zidane aux Bleus ?
Avec la fin de l'ère Le Graët et l'arrivée de Philippe Diallo à la tête de la FFF, la page semble tournée. Didier Deschamps, sous contrat jusqu'en 2026, reste le maître à bord. Mais le débat sur la succession de l'ancien capitaine des Bleus n'a jamais été aussi vif. Zidane, lui, garde la porte ouverte à un retour, que ce soit en sélection ou en club.
Pour les fans de football français, cette révélation de Noël Le Graët est une pièce de plus dans un puzzle complexe. Elle confirme que les choix de l'ancien président ont façonné le destin des Bleus. Reste à savoir si ce choix était le bon. Une chose est sûre : le nom de Zidane continuera de hanter Clairefontaine tant qu'il n'aura pas pris les rênes de l'équipe de France.
Que pensez-vous de cette déclaration de Noël Le Graët ? Zidane aurait-il dû succéder à Deschamps après le Mondial 2022 ? Partagez votre avis en commentaire et suivez 360foot.com pour ne rien manquer de l'actualité des Bleus.
Sources : RMC Sport
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