Mondial 2026 : un proche de Trump veut éjecter l'Iran au profit de l'Italie
Un conseiller de Donald Trump propose d'exclure l'Iran de la Coupe du monde 2026 pour la remplacer par l'Italie. Cette suggestion controversée soulève des questions sur l'indépendance du sport face aux enjeux géopolitiques américains.

Une proposition aussi surprenante qu'explosive secoue les coulisses du football mondial. Paolo Zampolli, conseiller influent dans l'entourage de Donald Trump, milite activement pour exclure l'Iran de la Coupe du monde 2026 et offrir sa place à l'Italie. Cette suggestion, transmise directement à Gianni Infantino et au futur président américain, ouvre un débat inédit sur les critères sportifs versus géopolitiques.
L'Iran dans le viseur de Washington
La qualification iranienne pour le Mondial organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique cristallise les tensions diplomatiques. L'équipe de Team Melli, habituée des phases finales depuis 1998, voit sa participation remise en question pour des raisons extrasportives. Les relations tendues entre Téhéran et Washington, notamment sur les dossiers nucléaire et régional, alimentent cette controverse sans précédent.
Paolo Zampolli, homme d'affaires italo-américain proche des cercles républicains, argue que la présence iranienne pourrait créer des "complications logistiques et sécuritaires" sur le sol américain. Une position qui divise déjà les instances footballistiques internationales, attachées au principe de neutralité politique du sport.
L'Italie, grande absente cherche sa voie
De son côté, la Squadra Azzurra vit un calvaire depuis son élimination face à la Macédoine du Nord en mars 2022. Double championne d'Europe en titre (2021), l'Italie a manqué deux Coupes du monde consécutives, un échec retentissant pour une nation quadruple championne du monde.
Les Azzurri de Luciano Spalletti, malgré leur talent indéniable avec des joueurs comme Nicolò Barella, Federico Chiesa ou encore Gianluca Scamacca, n'ont pas réussi à décrocher leur billet lors des éliminatoires européennes. Cette absence prive le tournoi de 2026 d'une sélection historique, créant un vide que certains acteurs politico-économiques tentent désormais de combler.
Les précédents géopolitiques dans le football
L'histoire du football mondial compte plusieurs exclusions pour motifs non-sportifs. L'Afrique du Sud sous l'apartheid, la Yougoslavie pendant les conflits des Balkans, ou plus récemment la Russie après l'invasion de l'Ukraine, illustrent que la FIFA peut prendre des sanctions exceptionnelles. Cependant, ces décisions s'appuyaient sur des résolutions internationales ou des violations flagrantes du droit international.
Analyse 360° : quand la géopolitique percute le sport
Cette proposition soulève des questions fondamentales sur l'indépendance du football face aux pressions politiques. Si l'idée de Zampolli venait à prospérer, elle créerait un précédent majeur : celui d'une exclusion basée sur les relations bilatérales d'un pays organisateur plutôt que sur des critères universels.
Pour les sélections africaines qualifiées comme le Maroc, le Sénégal ou encore l'Égypte, cette affaire rappelle les enjeux géopolitiques qui peuvent influencer leurs propres participations futures. Le continent africain, souvent pris dans les rivalités des grandes puissances, observe avec attention cette tentative d'instrumentalisation du sport roi.
Du point de vue sportif, remplacer l'Iran par l'Italie bouleverserait complètement l'équilibre des groupes et la répartition continentale. L'UEFA verrait sa représentation augmenter au détriment de l'AFC, créant un déséquilibre dans la répartition mondiale voulue par la FIFA depuis des décennies.
Les enjeux économiques sous-jacents
Au-delà des considérations sportives, cette proposition cache des intérêts économiques majeurs. L'Italie représente un marché télévisuel de 60 millions d'habitants, avec une passion footballistique légendaire. Sa présence garantirait des audiences et des revenus publicitaires considérables, notamment pour les diffuseurs américains et européens.
L'Iran, malgré ses 85 millions d'habitants, reste moins attractif commercialement en raison des sanctions économiques qui limitent les investissements des sponsors internationaux. Cette réalité mercantile pèse probablement dans les calculs de certains décideurs.
Réactions et perspectives d'avenir
La Fédération iranienne n'a pas tardé à réagir, dénonçant une "ingérence politique inacceptable" dans les affaires sportives. De son côté, la FIGC italienne reste prudente, ne voulant pas compromettre ses relations avec la FIFA pour une hypothèse encore incertaine.
Gianni Infantino, président de la FIFA, se trouve dans une position délicate. Céder aux pressions politiques remettrait en cause la crédibilité de l'instance mondiale, mais ignorer les préoccupations du pays hôte principal pourrait créer des tensions diplomatiques majeures.
Cette affaire révèle les mutations du football moderne, où les considérations géopolitiques et économiques prennent parfois le pas sur la méritocratie sportive. Le dénouement de cette controverse pourrait redéfinir les règles du jeu pour les futures compétitions internationales, avec des conséquences durables pour l'équité et l'universalité du football mondial.
Sources : RMC Sport
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