Paraguay 2026 : le renouveau d'une vieille garde ambitieuse
Absent de la Coupe du monde depuis 2010, le Paraguay fait son retour en 2026 avec une ambition claire : les quarts de finale. Sous la houlette de Gustavo Alfaro, l'équipe a retrouvé son ADN défensif et un collectif solide. Découvrez les clés de cette résurrection et les défis qui attendent les Guaranís en Amérique du Nord.

Le Paraguay fait son grand retour sur la scène mondiale. Absent de la Coupe du monde depuis 2010, le pays guaraní débarque en Amérique du Nord avec une ambition claire : atteindre les quarts de finale. Derrière ce rêve assumé se cache une reconstruction méthodique, portée par un nouveau sélectionneur, Gustavo Alfaro, et un retour aux fondamentaux défensifs qui ont forgé la légende de l'Albirroja. Plongée dans la résurrection d'une équipe qui compte bien marquer l'histoire en 2026.
Un héritage défensif retrouvé
Pendant des décennies, le Paraguay s'est bâti une réputation de nation rugueuse, difficile à manœuvrer, avec une défense de fer et un esprit de corps inébranlable. Sous l'ère des entraîneurs comme Gerardo Martino ou Ramón Díaz, cette identité a permis aux Guaranís d'atteindre les quarts de finale en 2010, éliminés aux tirs au but par l'Espagne, future championne du monde. Mais après une absence de 16 ans, cette ADN s'était dilué. La génération dorée des Roque Santa Cruz, Salvador Cabañas ou Justo Villar a laissé place à une période de transition difficile.
Aujourd'hui, avec Gustavo Alfaro aux commandes, le Paraguay renoue avec ses racines. L'ancien sélectionneur de l'Équateur, connu pour sa rigueur tactique et sa capacité à bâtir des collectifs solides, a imposé un système défensif compact, basé sur un bloc bas et des transitions rapides. Les statistiques parlent d'elles-mêmes : lors des éliminatoires sud-américains, le Paraguay n'a encaissé que 12 buts en 18 matchs, soit la troisième meilleure défense derrière l'Argentine et le Brésil. Une performance qui rappelle les grandes heures de la sélection.
Les clés du succès : un collectif sans star
Contrairement à d'autres nations sud-américaines qui comptent sur des superstars mondiales (Messi pour l'Argentine, Vinicius pour le Brésil), le Paraguay mise sur un collectif homogène. Pas de Neymar ou de Luis Suárez dans cette équipe, mais des joueurs qui évoluent dans des championnats européens de second rang ou en Amérique du Sud, et qui se fondent parfaitement dans le système d'Alfaro.
Le défenseur central Gustavo Gómez, capitaine et pilier de Palmeiras, incarne cette solidité. À ses côtés, le jeune milieu de terrain Diego Gómez (Inter Miami) apporte la créativité et la vista nécessaires pour alimenter les attaquants. En pointe, l'expérimenté Ángel Romero (São Paulo) et le prometteur Julio Enciso (Brighton) forment un duo complémentaire : l'un pour la finition, l'autre pour la percussion. Cette symbiose a permis au Paraguay de terminer quatrième des éliminatoires, devant des nations comme la Colombie ou le Chili.
Un groupe relevé mais pas insurmontable
Tiré au sort dans le groupe F, le Paraguay hérite de l'Italie, du Maroc et de la Nouvelle-Zélande. Un tirage qui, sur le papier, semble équilibré. L'Italie, championne d'Europe en 2021 mais absente des deux dernières Coupes du monde, reste une inconnue. Le Maroc, demi-finaliste en 2022, est un adversaire redoutable, porté par une génération talentueuse (Hakimi, Ziyech, En-Nesyri). La Nouvelle-Zélande, elle, est l'outsider idéal pour lancer la compétition.
Pour les Guaranís, l'objectif est clair : battre la Nouvelle-Zélande lors du premier match, puis négocier un résultat face à l'Italie ou au Maroc pour valider la qualification. Avec une défense solide et un collectif rodé, le Paraguay a les armes pour créer la surprise. Les supporters d'Asunción, qui ont vu leur équipe renaître sous Alfaro, rêvent déjà d'un quart de finale qui serait historique.
Analyse 360° : l'impact africain et les parallèles
Cette résurrection paraguayenne rappelle étrangement celle de certaines sélections africaines. Le Maroc, justement, a montré en 2022 qu'une défense de fer et un collectif sans faille pouvaient mener loin. Le Paraguay, avec son ADN défensif, suit le même schéma. Mais il y a aussi un parallèle avec la Côte d'Ivoire, qui a remporté la CAN 2023 en s'appuyant sur une défense solide et un esprit de groupe. Dans un football mondial dominé par les stars, le Paraguay prouve que la rigueur tactique et la cohésion peuvent encore faire la différence.
Autre point intéressant : l'influence des joueurs paraguayens en Afrique. Si le Paraguay n'a pas de diaspora africaine comme le Brésil, certains de ses joueurs évoluent dans des championnats africains, comme le défenseur Juan Escobar (Al Ahly) ou l'attaquant Luis Amarilla (Mamelodi Sundowns). Ces expériences apportent une diversité de styles qui enrichit le collectif. Enfin, la progression du Paraguay interroge sur la place des nations dites « mines » dans le football mondial. Avec une bonne gestion et un projet clair, même un petit pays peut rivaliser avec les géants.
Conclusion : un rêve à portée de main
Le Paraguay aborde la Coupe du monde 2026 avec une sérénité retrouvée et une ambition mesurée. Sous la houlette de Gustavo Alfaro, les Guaranís ont retrouvé leur identité et leur fierté. Les quarts de finale ne sont plus une utopie, mais un objectif tangible. Pour y parvenir, il faudra confirmer sur le terrain, match après match. Une chose est sûre : cette équipe ne fera pas de bruit, mais elle pourrait bien faire trembler les favorites. Et vous, croyez-vous au retour en grâce du Paraguay ? Partagez votre avis en commentaire.
Sources : RMC Sport
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