Turquie : Montella humilié, la presse turque déchire ses héros du Mondial 2026
Éliminée dès la phase de groupes de la Coupe du monde 2026, la Turquie subit les foudres de sa presse. Vincenzo Montella et les cadres comme Hakan Çalhanoğlu sont pointés du doigt. Analyse d'un fiasco qui interroge la structure du football turc, comparé aux succès africains.

Un fiasco retentissant dès les poules
La Coupe du monde 2026 vient à peine de débuter que la Turquie en est déjà le grand perdant. Éliminée dès la phase de groupes ce samedi 20 juin, la sélection dirigée par Vincenzo Montella a vu son rêve s'envoler bien avant la finale prévue le 19 juillet. Un désastre qui a provoqué une onde de choc dans le pays, où la presse ne fait aucun cadeau. « Éliminés le 20 juin d'un tournoi qui se termine le 19 juillet », titre sans pitié le quotidien sportif Fanatik, résumant l'humiliation collective.
Pourtant, les attentes étaient élevées pour cette équipe turque, portée par une génération talentueuse mêlant jeunes pousses et cadres expérimentés. Mais le terrain a parlé : une défense fébrile, un milieu sans créativité et une attaque émoussée ont condamné les coéquipiers de Hakan Çalhanoğlu à une sortie prématurée. Le technicien italien, arrivé en 2023 avec l'ambition de redorer le blason du football turc, se retrouve aujourd'hui en première ligne sur le banc des accusés.
Montella sous le feu des critiques
Vincenzo Montella, ancien buteur de la Roma et entraîneur passé par la Fiorentina, le Milan AC ou encore l'Adana Demirspor, a toujours su séduire par son football offensif. Mais en Coupe du monde, ses choix tactiques ont été vivement contestés. La presse turque pointe du doigt une gestion hasardeuse des rotations et une incapacité à adapter son système face aux adversaires. « Montella a perdu le vestiaire », avance même Hürriyet, évoquant des tensions internes après la défaite décisive face au Ghana (2-1) qui a scellé le sort de la Turquie.
Les supporters, eux, n'ont pas attendu pour exprimer leur colère. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #MontellaOut est rapidement devenu viral. L'entraîneur de 51 ans, qui avait pourtant réussi à qualifier la Turquie pour le Mondial après une absence de 24 ans, voit son crédit s'effondrer en quelques matches. « Il a fait des promesses qu'il n'a pas tenues. On attendait une équipe conquérante, on a eu une équipe timide et mal organisée », résume un chroniqueur de Sabah.
Les cadres turcs dans le viseur
Si Montella est la cible principale, les joueurs ne sont pas épargnés. Les cadres de l'équipe, censés montrer l'exemple, ont déçu. Hakan Çalhanoğlu, le meneur de jeu de l'Inter Milan, a été jugé trop discret, incapable de dicter le tempo comme il le fait en Serie A. « Il a disparu dans les moments clés », regrette Milliyet. Le défenseur central Merih Demiral, pourtant solide à l'Al-Ahli, a multiplié les erreurs de placement, tandis que l'attaquant Cenk Tosun, sans but en trois matches, a symbolisé l'impuissance offensive turque.
Même les jeunes talents, comme Arda Güler (Real Madrid) et Kenan Yıldız (Juventus), n'ont pas réussi à inverser la tendance. Güler, pourtant annoncé comme le futur prodige du foot turc, a été muselé par les défenses adverses. « On a trop mis de pression sur ses épaules », analyse un consultant de TRT Spor. La Turquie paie ainsi un manque de collectif et une préparation tactique insuffisante, selon les observateurs.
Analyse 360° : les leçons d'un échec annoncé
Au-delà des individualités, cet échec turc interroge sur la structure du football dans le pays. La Super Lig, pourtant riche en stars et en moyens financiers, peine à produire une équipe nationale compétitive sur la scène mondiale. Contrairement à des nations africaines comme le Maroc ou le Sénégal, qui ont su bâtir des collectifs solides grâce à des académies performantes et une diaspora bien intégrée, la Turquie semble reposer sur des individualités sans liant. Le contraste est frappant avec la CAN 2025, où des équipes comme la Côte d'Ivoire ou le Nigeria ont montré une cohésion exemplaire.
D'un point de vue tactique, Montella a tenté un 4-2-3-1 offensif, mais sans véritable plan B. Face au Ghana, l'équipe a encaissé deux buts sur des contres éclairs, révélant une fragilité défensive chronique. La Turquie a également manqué de profondeur de banc : les remplaçants, comme Yusuf Yazıcı ou Okay Yokuşlu, n'ont pas apporté l'impact escompté. Enfin, la préparation physique a été pointée du doigt : les joueurs semblaient émoussés en seconde période, ce qui a coûté cher dans un Mondial marqué par la chaleur et le rythme élevé.
Pour les clubs français, cet échec pourrait avoir des répercussions. Plusieurs joueurs turcs évoluent en Ligue 1, comme Sacha Boey (Galatasaray, mais passé par Rennes) ou Yusuf Yazıcı (Lille). Leur moral et leur cote pourraient en pâtir, ce qui pourrait influencer le mercato estival. À l'inverse, des talents africains comme Victor Osimhen (Nigeria) ou Mohamed Salah (Égypte) brillent en Coupe du monde, renforçant l'attractivité des joueurs du continent.
Conclusion : la Turquie face à un avenir incertain
L'élimination précoce de la Turquie en Coupe du monde 2026 est un coup dur pour le football turc, mais aussi un avertissement. Vincenzo Montella paie cher des choix contestés, mais les responsabilités sont collectives. La fédération turque devra tirer les leçons de cet échec pour repenser sa stratégie, entre formation, sélection et préparation. En attendant, les supporters turcs, passionnés mais déçus, espèrent un sursaut lors des prochaines échéances, comme la Ligue des Nations ou les qualifications pour la CAN 2027. Une chose est sûre : le feuilleton Montella est loin d'être terminé.
Et vous, que pensez-vous de l'avenir de la Turquie sans Montella ? Pensez-vous que les cadres doivent être renouvelés ? Partagez votre avis en commentaire et suivez 360foot.com pour ne rien manquer de l'actu foot africain et international.
Sources : RMC Sport
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